L'Atelier Brouillard
Cotonnage

Comment bien cotonner son coil selon l'atomiseur, RTA, dripper ou MTL

Fiche signée Jeanne Loubet ·  · 7 min à lire

Comment bien cotonner son coil selon l'atomiseur, RTA, dripper ou MTL
Cliché : Ian Talmacs / Unsplash

Le même geste de cotonnage donne un montage parfait dans un dripper et une fuite dans un réservoir. La raison tient à l’atomiseur plus qu’au coton, car un RTA, un RDA et un atomiseur à tirage serré n’alimentent pas la mèche de la même façon. Savoir comment bien cotonner son coil, c’est d’abord savoir où le liquide attend la mèche, et à quelle vitesse il doit la rejoindre.

Comment bien cotonner son coil, la règle commune et ce qui change

Comment bien cotonner son coil ? Trois gestes valent partout. La mèche fait environ deux fois le diamètre intérieur du coil, elle glisse avec une légère résistance sans déformer les spires, et ses queues sont aérées à la pince avant d’être placées. Ce qui change d’un atomiseur à l’autre, c’est la longueur des queues et l’endroit où elles se posent.

Cette fiche croise trois guides publiés, celui de la boutique Arômes et Liquides, le guide MTL de la boutique Taklope et le guide de cotonnage du média Vapebeat, avec les calculs de l’atelier.

AtomiseurLargeur de mècheLongueur des queuesPlacement
RTA à réservoir2 × diamètre intérieurJusqu’aux arrivées de liquidePosées sur les orifices, sans tasser
RDA, dripper2 × diamètre intérieurAu ras du plateauDans le puits, bien aérées
MTL à tirage serré4 à 6 mm pour un coil de 2 à 3 mmSelon la forme des cuvesEffilées, jamais bourrées

Tailler la mèche au diamètre du coil

La règle des deux fois le diamètre intérieur donne une bande de 6 mm pour un coil de 3 mm, de 5 mm pour 2,5 mm et de 4 mm pour 2 mm. Pour la longueur, prévoyez large, il est plus simple d’enlever du coton que de recommencer.

Les lacets vendus prêts à l’emploi sont calibrés pour un diamètre donné, si bien que des mèches prévues pour des coils de 3 mm doivent être effilées pour entrer dans un coil de 2,5 mm. La méthode consiste à engager le lacet, à tirer légèrement sur le bout tout en arrachant quelques fibres de l’autre main, et à recommencer jusqu’à ce que la mèche glisse.

Le bon réglage se sent en tirant la mèche de droite à gauche. Si elle ressort sans effort, il manque du coton. Si le coil se désaxe, il y en a trop. Juste bien, elle glisse avec une légère résistance et le coton bombe un peu de chaque côté des spires.

Comment bien cotonner son coil dans un RTA

Dans un réservoir, savoir comment bien cotonner son coil revient à régler une vanne. Les queues doivent laisser entrer le liquide assez vite pour nourrir le coil, sans lui ouvrir un passage direct vers les arrivées d’air.

Couvrir les arrivées de liquide sans les boucher

Coupez les queues pour qu’elles viennent recouvrir les orifices d’arrivée de liquide du plateau. Elles doivent se poser sur ces orifices plutôt que tomber à l’intérieur, et les couvrir complètement, sans quoi le réservoir fuit ou crache du liquide.

Aérez ensuite chaque queue à la pince courbée, puis placez-la sans la plier ni la tasser. Un coton comprimé ralentit la montée du liquide autant qu’un coton trop court la laisse filer.

Simple coil et double coil

En simple coil, une seule mèche alimente les deux côtés du plateau. En double coil, chaque coil a sa mèche, et les quatre queues doivent avoir la même longueur et la même densité, sinon un coil boit plus vite que l’autre. Le plateau du Bonza Pro RTA, détaillé dans notre fiche de montage, avec sa chambre simple et sa chambre double, illustre bien cette symétrie à respecter.

Cotonner un dripper, où le coton sert de réservoir

Un RDA n’a pas de réservoir. Le liquide se dépose goutte à goutte sur la mèche, qui le garde en réserve dans ses queues et dans le puits du plateau.

Coupez les queues au ras du plateau, puis aérez-les pour qu’elles gardent un maximum de liquide sans déborder. Laissez un espace entre le bas du coil et les arrivées d’air, pour que l’air circule de façon régulière autour des spires.

Le dripper signale lui-même un manque de coton. Un coil qui crépite indique en général trop peu de coton, ou trop de liquide déposé d’un coup. Dans le premier cas, on recotonne un peu plus épais, dans le second on dose plus légèrement.

Cotonner un atomiseur MTL à tirage serré

Les atomiseurs à tirage serré travaillent avec de petits coils, dont le diamètre intérieur se situe en règle générale entre 2 et 3 mm, ce qui ramène la mèche à 4 à 6 mm de large. Sur un coil de 2,5 mm en fil de 0,32 mm, sept spires donnent 1,12 Ω, et la mèche descend à 5 mm.

La forme des cuves dicte ensuite la longueur des queues. Avec des conduits ouverts jusqu’au fond du réservoir, on peut laisser une bonne longueur de mèche. Dans des cuves fermées et étroites, il faut couper court et effiler les extrémités pour ne pas les bourrer. Certaines cuves fermées mais larges réclament au contraire beaucoup de coton, faute de quoi elles fuient.

C’est le cas où l’œil compte le plus. Regardez vos cuves avant de couper, et gardez toujours un peu de marge, puisqu’une queue trop longue se raccourcit alors qu’une queue trop courte oblige à tout refaire.

Fuite, crépitement ou goût de brûlé, corriger le cotonnage

Beaucoup de défauts d’un montage neuf viennent du coton, et chacun a sa signature. Le tableau réunit les causes décrites par les guides cités plus haut.

SymptômeCause probableCorrection
Fuite ou gargouillis en RTAQueues trop courtes ou trop finesRecotonner avec des queues plus longues ou plus épaisses
Goût de brûlé répétéMèche trop épaisse ou tassée dans les cuvesRaccourcir ou effiler les queues
Crépitement en dripperTrop peu de coton, ou trop de liquide d’un coupMèche plus épaisse, gouttes mieux dosées

Après chaque recotonnage, refaites un relevé à l’ohmmètre. En glissant, la mèche peut pousser les spires contre le plateau, et la valeur doit rester celle d’avant, dans la plage acceptée par votre box et vos accus.

FAQ

Cinq questions de détail qui reviennent souvent, et que les sections précédentes ne traitent pas.

Lacet précalibré ou bande à découper, que choisir ?

Pour débuter, le lacet simplifie la tâche, avec son embout rigide qui s’engage dans le coil. La bande demande un coup de ciseaux de plus, mais permet d’ajuster exactement la largeur au diamètre du coil.

Faut-il chauffer le coil avant de le recotonner ?

Oui pour un fil comme le kanthal, une fois l’ancien coton retiré. Quelques impulsions à vide brûlent le dépôt laissé par le liquide. Laissez ensuite refroidir complètement le coil avant de glisser la nouvelle mèche.

Combien de liquide pour amorcer un coton neuf ?

Assez pour que la mèche prenne un aspect translucide ou coloré sur toute sa surface. Procédez en plusieurs passes, un côté puis l’autre, pour laisser aux fibres le temps d’absorber en profondeur.

Faut-il fermer l’arrivée d’air avant de remplir un RTA ?

Oui, c’est la précaution d’usage avant de remplir un RTA, surtout quand l’air arrive par le bas du plateau. Rouvrez ensuite l’arrivée d’air à votre réglage habituel.

Pourquoi retirer le bout de coton chiffonné ?

L’extrémité roulée pour passer dans le coil est plus dense que le reste de la mèche. Laissée en place, elle risque de freiner la montée du liquide d’un côté, d’où l’habitude de toujours la couper avant de loger les queues.

Bien cotonner son coil, une question d’atomiseur avant tout

La règle de base tient en une phrase, une mèche de deux fois le diamètre intérieur qui glisse avec une légère résistance. Tout le reste dépend de l’atomiseur. Savoir comment bien cotonner son coil, c’est adapter la longueur des queues et leur placement au RTA, au dripper ou à l’atomiseur MTL que l’on a sur l’établi.

Un cotonnage réussi se reconnaît vite, sans fuite, sans crépitement ni goût de brûlé. Il se refait souvent, et c’est tant mieux, puisque chaque recotonnage affine le geste.

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Fiche éditoriale de L’Atelier Brouillard, réservée aux lecteurs majeurs. Les produits du vapotage contiennent souvent de la nicotine, une substance qui crée une dépendance. Ce texte ne constitue pas une recommandation d’achat.